Les gardiens
Stéphane Cassard (39 matchs, 47 buts encaissés)
Le portier strasbourgeois aura disputé l'intégralité de la saison de Ligue 2. Il a également gardé les cages lors de l'unique match du RCS en Coupe de la Ligue. Même s'il n'est plus la légende, il a quand même été décisif en arrêtant un penalty contre Châteauroux. Moins en verve – comme ses coéquipiers - au c½ur de l'hiver, il se montre cependant solide, sans être exceptionnel. Il est régulièrement abandonné par sa défense, comme lors de sa mésentente avec Szelesi à Lens, ou encore lors de la dernière journée à Montpellier, où le marquage sur coup franc a été inexistant.
Régis Gurtner (2 matchs, 4 buts encaissés)
Le bilan famélique du Racing en Coupe n'a pas permis au jeune Régis Gurtner de se montrer. Il n'a jamais été mis en position d'assurer la suite de Stéphane Cassard : la question est toujours d'actualité.
Les défenseurs
Pierre Ducrocq (32 matchs, 1 but, 1 passe décisive)
L'ancien Parisien et Havrais représente à lui seul la défense dégarnie du Racing. Faute de solution, il est régulièrement changé de poste (latéral droit, défenseur central), lui qui a débuté sa carrière au milieu de terrain. En fin de saison, il est même chargé de tirer une partie des coups francs du Racing, le plus régulièrement sans succès. Il supplée cependant Zoltan Szelesi en fin de saison.
Manfred Henri Ekwé-Ebélé (1 match)
On a entr'aperçu le jeune Manfred Ekwé-Ebélé pendant une trentaine de minutes lors de RCS – Dijon, en janvier. Opéré du ménisque externe en octobre 2008, il est donc bien revenu sur le terrain de la Meinau. Cependant, il n'a plus eu depuis lors de chance de se montrer en équipe 1 et a continué à être l'un des capitaines de la réserve.
Jean-Alain Fanchone (36 matchs, 1 but, 5 passes décisives)
Pour sa première vraie saison au sein du groupe pro, le jeune et lointain cousin de James s'en est plutôt bien sorti grâce à ses accélérations et ses centres. En fin de saison, on peut également constater que sa frappe est puissante et mériterait de faire mouche plus souvent. Il a gagné ses galons de titulaire suite à la longue blessure de Quentin Othon. Il figure dans l'équipe-type de L2 de la saison du journal l'Equipe. Une grosse (et rare) satisfaction au sein de la défense.
Quentin Othon (9 matchs, 1 passe décisive)
Déjà aperçu lors de la saison 2007-2008, Quentin Othon n'était pas loin de s'affirmer comme titulaire lors de cette saison en Ligue 2. Lors du même match contre Tours, sa saison a basculé du bonheur au malheur : après avoir été l'auteur d'une percée et d'une passe décisive pour Traoré, un choc avec un Tourangeau le laisse sur le carreau pendant plus de six mois. Il revient à Montpellier mais ne peut rien contre le « maintien » du Racing en Ligue 2.
Grégory Paisley (31 matchs, 1 passe décisive)
Le favori de Jean-Marc Furlan a poursuivi une saison en Ligue 2 comme il avait terminé la précédente en Ligue 1. En panne de confiance, peu rassurant de par sa nonchalance, il perd son brassard de capitaine et se chargera de boucher les trous en défense à la suite des blessures ou suspensions de ses coéquipiers. Le gaucher trentenaire a également brillé par ses déclarations aux médias tout au long de l'année, contre les supporters et à propos de sa mauvaise intégration à la Ligue 2. Volontaire pour tirer des coups francs de loin en puissance, il n'a guère été efficace et n'a rien d'un Teddy Bertin.
Steven Pelé (25 matchs, 1 but)
L'ex-Guingampais a souvent été blessé ou suspendu, après être arrivé au Racing à la fin de l'été. Il a cependant été un bon élément de la défense, apportant un plus sur les coups francs. Son numéro 9 a été justifié par son but contre Reims, relançant le match du Racing. Les Strasbourgeois n'ont perdu que trois matchs de Ligue 2 quand il était présent.
Harlington Shereni (28 matchs, 5 buts, 1 passe décisive)
Prêté par Nantes, le défenseur version reggae a vite marqué son terrain par son physique (certes fragile). Il n'est pas exempt des reproches fait à la défense alsacienne, mais sa combativité et son sens du but ont (finalement) bien aidé le Racing. Il a également densifié le milieu de terrain, quand le besoin se faisait sentir. Il prend cependant trop de cartons jaunes, mais n'a jamais quitté prématurément ses partenaires.
Zoltan Szelesi (19 matchs)
Hongrois qu'on avait tout vu en défense. Cela n'a pas empêché de voir Zoltan disparaître des écrans radars au fur et à mesure de la saison. Supplanté par Ducrocq, il a pu voir les derniers matchs strasbourgeois du banc ou des tribunes. C'est probablement le match à Lens qui le discrédite : ses largesses défensives et son manque d'apport offensif ont plombé le Racing, malgré un sursaut d'orgueil à Boulogne.
Anthony Weber (5 matchs)
Le jeune défenseur central a joué les utilités lors de la première partie de la saison, avant d'être prêté au Paris FC où il a beaucoup joué, quelquefois marqué et assuré le capitanat. De quoi le voir revenir au Racing et lui assuré une plus grande participation la saison prochaine.
Les milieux défensifs
Mamadou Dioulde Bah (28 matchs, 2 buts, 1 passe décisive)
Troisième roue du carrosse en tant que milieu défensif, l'international guinéen s'est affirmé en fin de saison dans un poste un peu plus haut sur le terrain. Au pressing des défenseurs adverses, il a récupéré bon nombre de ballons, permettant par exemple à Renaud Cohade de mettre un missile contre Reims. Il a fait son Lacour en mettant ses deux premiers buts à Guingamp, après avoir souvent tenté sa chance de loin au courant de la saison. Bref, un jeune joueur qui s'affirme de plus en plus dans l'entrejeu strasbourgeois.
Renaud Cohade (32 matchs, 6 buts, 6 passes décisives)
La saison de Ligue 2 a commencé sans le Gardois qui se remettait d'une pubalgie qui lui avait pourri la fin de saison passée. Dès septembre dernier, il reprenait sa place de titulaire au sein de l'équipe strasbourgeoise, même si sa forme était loin d'être optimale. C'est en fin de saison et notamment lors du match contre Reims que Renaud Cohade a donné sa pleine mesure et a marqué le plus beau but de l'année. Souvent buteur, essentiellement sur pénalty, présent à la récupération et à la relance, il a également distillé bon nombre de passes décisives. Il est présent dans l'équipe-type de Ligue 2 de l'UNFP.
Guillaume Lacour (41 matchs, 2 buts, 3 passes décisives)
Capitaine une bonne moitié de la saison, il a été présent et fidèle au milieu de terrain strasbourgeois, même quand ça allait mal. Il sauve d'ailleurs le Racing en marquant ses deux premiers buts à Troyes, lors de son 200ème match de championnat. Il est également le joueur le plus ancien à Strasbourg et représente « l'esprit Racing », fait de courage et d'abnégation, même s'il n'est pas le meilleur joueur technique ou physique.
Milieux offensifs / ailiers
Chahir Belghazouani (11 matchs, 2 buts, 2 passes décisives)
Ailier dribbleur à la trajectoire déroutante (Grenoble, Kiev...), il est venu au Racing puis reparti aussi vite. Il est donc difficile de donner un avis solide sur ce joueur. « Petit Ben Arfa » s'est perdu depuis du côté de Neuchâtel avant que le prêt ne soit interrompu. Chahir a un plutôt bon bilan à Strasbourg, car il a été présent lors de la bonne période du Racing. On a également dit que son départ annonçait le début des problèmes pour le club. Elu meilleur joueur de L2 pour le mois de septembre par l'UNFP, RTL et Eurosport.
Yassine Bezzaz (9 matchs, 1 but)
Arrivé au courant de l'hiver, il n'a joué que 9 matchs, a été blessé (fissure de la malléole) et suspendu après une expulsion sévère contre Clermont. Ses quelques percussions ont provoqué un pénalty (contre Reims) et quelques coups-francs, qu'il s'est chargé de tirer de temps en temps, sans réussite.
Loïc Damour (5 matchs)
Le jeune espoir strasbourgeois a joué une bonne trentaine de minutes en tout. Il continue à faire ses armes avec l'équipe de CFA et l'équipe de France des moins de 18 ans.
Franck Dja Djédjé (9 matchs)
L'ex-Parisien et Grenoblois est également arrivé en janvier avec l'objectif d'ajouter de l'athlétique à l'attaque strasbourgeoise. Comme Kébé, il a disparu de la circulation en fin de saison, depuis les deux matchs perdus à Lens et à Tours. Il peut être utilisé comme ailier, voire comme attaquant de pointe.
James Fanchone (39 matchs, 13 buts, 4 passes décisives)
C'est l'homme du début de saison. Ses coups de têtes et ses tirs bien sentis ont permis au Racing de bien se lancer dans la saison. A partir de novembre, il s'est transformé en James « Fantôme », se faisant expulser à Metz, et apparaissant bien pâle pendant un bon nombre de rencontres. Dommage de l'avoir laissé scotché aux lignes de touche tout au long de la saison, car ce n'est pas dans cette position qu'il a été efficace. Il a quand même pu distiller quatre passes décisives.
Emil Gargorov (27 matchs, 4 buts, 7 passes décisives)
Au club depuis l'année Papin, le Bulgare a constitué la meilleure recrue de l'été passé. Ensuite, il lançait de la meilleure manière sa saison par un corner déposé sur la tête de James Fanchone. Bon tireur de coup-franc, assez vif sur le terrain, il a été un des bons arguments pour la montée du club strasbourgeois. Les blessures (notamment à la cuisse) l'ont rattrapé en fin de saison : il a grandement manqué au club lors des derniers matchs décisifs.
Magaye Gueye (3 matchs)
Lancé dans le grand bain deux fois contre Lens et contre Tours, il n'aura pas brillé (en tout cas pas plus que les autres). En effet, comment comprendre la titularisation de ce jeune joueur ? Pourquoi le faire débuter dans ce genre de match couperet ?
Attaquants
Rudy Carlier (18 matchs, 4 buts, 2 passes décisives)
Titulaire surprise lors de l'entame du championnat de Ligue 2, il aura marqué le but décisif contre Bastia, pour sa seule minute sur le terrain, et aura mis un doublé à Metz. Plutôt décrié, il sera libéré pendant l'hiver. Par rapport à son temps de jeu, il a un bilan honorable.
Marcos Dos Santos (29 matchs, 5 buts, 1 passe décisive)
L'avenir dira si sa signature au Racing est profitable. Sa première partie de saison fut réussie : plusieurs buts, et pas des plus moches. Après avoir été perdu dans l'organisation furlanesque de l'attaque, et quelques blessures, il a fini la saison de manière fantomatique en provoquant des fautes inutiles lors du match à Montpellier. A montré des qualités techniques.
Boubacar Kébé (10 matchs)
Boubacar est un des symboles de la gestion des attaquants dans l'ère Ginestet / Furlan. Arrivé de manière non désirée par Furlan avant même la trêve hivernale, il n'aura rien montré sur le terrain. Il s'agit d'un investissement « d'avenir », donc on pourra juger de son apport l'an prochain, au mieux. Ressemble beaucoup à DDD côté physique.
David Ledy (8 matchs, 1 but)
Le jeune Ledy fait son trou dans l'effectif strasbourgeois. Il a fait quelques apparitions intéressantes, marquées par une passe décisive à Lacour lors du match à Troyes et quelques tirs pleins d'audace, mais sans succès. A revoir l'an prochain.
Romulo Marques Antoneli (1 match)
Ah ah. Les 5 minutes les plus punks de la saison.
Ali-Azouz Mathlouthi (7 matchs, 1 passe décisive)
Ses sept matchs de cette saison n'effaceront pas ses rentrées efficaces sous l'ère Papin. Ali semble s'être perdu depuis et a dû être prêté à un club espagnol.
Kandia Traoré (34 matchs, 12 buts, 1 passe décisive)
LE Kandia ! Il a terminé la saison en boulet de canon, bien relancé depuis ses déclarations dans la presse où il exhortait son entraîneur à le laisser jouer. Ses débuts ont été laborieux : quelques ratés à quelques mètres du but avaient fait douter les supporters. Son état d'esprit combatif l'a remis en selle. Son pressing sur les défenseurs adverses a également beaucoup servi le Racing. De plus, il a mis quelques buts pas évidents (comme son dernier, à Montpellier). Seulement prêté par Sochaux, son avenir en Alsace est en suspens.
Simon Zenke (17 matchs, 3 buts)
BulldoZenke a eu un temps de jeu meilleur que la saison passée, mais n'a pas convaincu les observateurs. Victime de la gestion bizarre des attaquants, il sera peut-être plus à l'aise avec un autre entraîneur et un autre système de jeu.